En bref
Beaucoup de personnes ayant perdu moins de 5 % de leur poids pendant les 12 premières semaines ont dépassé ce seuil plus tard. C’était un groupe sélectionné resté sous traitement, pas toutes les personnes ayant commencé.
Qui a été étudié ?
Jamy Ard et collègues ont réexaminé les données de SURMOUNT-1 de 1 545 adultes sans diabète traités par tirzépatide. Ils avaient reçu au moins 75 % des doses attribuées et disposaient de mesures de poids lors de quatre visites requises.
Parmi eux, 278 avaient perdu moins de 5 % à la semaine 12.
Pourcentage du groupe sélectionné, pas quantité de poids perdu
Visuel original fondé sur l’étude.
| Groupe ou mesure | Résultat |
|---|---|
| À la semaine 24 | 70 % |
| À la semaine 72 | 90 % |
Que s’est-il passé ensuite ?
Parmi ces 278 personnes au début plus lent :
194 personnes (70 %) avaient atteint au moins 5 % de perte de poids à la semaine 24.
250 personnes (90 %) avaient atteint ce seuil à la semaine 72.
Ces pourcentages décrivent l’atteinte d’un seuil, pas la quantité de poids perdu.
Que faut-il en retenir ?
Les premiers progrès ne racontaient pas toute l’histoire dans cette analyse. Toutefois, elle excluait les personnes sans l’observance ou les mesures requises. Elle ne prédit pas le résultat de chaque nouveau patient et ne dit pas combien de temps une personne devrait poursuivre. Les différences d’alimentation et d’activité n’ont pas été évaluées.
Huit premières semaines plus lentes n’excluaient pas une perte ultérieure
Une seconde analyse a suivi 2 384 participants sous tirzépatide, séparant ceux ayant perdu au moins 5 % de leur poids initial à huit semaines des autres.
Sans diabète de type 2, la perte moyenne estimée à 72 semaines était de 23,3 % dans le groupe au début rapide et 14,6 % dans celui au début lent. Avec diabète, les moyennes correspondantes étaient de 20,0 % et 10,8 %.
Ce sont des estimations sous traitement, pas une promesse individuelle. Les groupes ont été définis après coup, différaient au départ et excluaient les personnes sans mesure à huit semaines. Cela n’établit pas de règle pour arrêter ou changer le traitement.
Les effets indésirables digestifs survenaient dans les deux groupes, surtout pendant les augmentations de dose. Ils étaient généralement légers ou modérés ; certains symptômes précoces étaient plus fréquents chez les personnes répondant plus vite.
Eli Lilly a financé l’analyse et plusieurs auteurs étaient salariés de l’entreprise. Lire l’étude.
Sources
Kokkinos et collègues, Diabetes, Obesity and Metabolism, 2026 (PMID 42348366)
Ard et collègues, Diabetes, Obesity and Metabolism, 2025. Financement : Eli Lilly.