En bref
Deux essais ont observé moins d’événements d’interruption respiratoire pendant le sommeil sous tirzépatide que sous placebo chez des adultes présentant une obésité et une apnée obstructive du sommeil modérée à sévère.
Qu’a-t-on étudié ?
SURMOUNT-OSA incluait 469 adultes dans deux essais de 52 semaines, comptant 234 et 235 participants. L’un incluait des personnes sans ventilation en pression positive (PAP), l’autre des utilisateurs de PAP. Les deux comparaient le tirzépatide hebdomadaire au placebo.
Le résultat principal
Les chercheurs comptaient les interruptions respiratoires par heure de sommeil, via l’indice d’apnées-hypopnées. Les réductions moyennes étaient :
Événements par heure
Graphique original fondé sur l’étude. Les valeurs correspondent aux résultats rapportés pour les groupes.
| Groupe ou mesure | Résultat |
|---|---|
| Sans PAP : tirzépatide | 25,3 |
| Sans PAP : placebo | 5,3 |
| Avec PAP : tirzépatide | 29,3 |
| Avec PAP : placebo | 5,5 |
Les utilisateurs de PAP l’interrompaient temporairement avant les mesures. Cet essai n’étudiait pas le remplacement de la PAP par un médicament.
Les effets indésirables digestifs étaient les plus fréquents et généralement légers ou modérés. Le poids et les résultats rapportés liés au sommeil se sont aussi améliorés.
Que faut-il en retenir ?
Ces résultats relient un traitement de gestion du poids à un problème important du quotidien : le sommeil perturbé. Ils n’établissent pas le même bénéfice chez les personnes sans obésité ni les résultats au-delà d’un an.
Sources
Malhotra et collègues, New England Journal of Medicine, 2024. Financement : Eli Lilly. Lire la publication.