La réponse en bref
Une sous-étude de SURMOUNT-1 a montré que la majeure partie du poids perdu sous tirzépatide était de la graisse, mais que la masse maigre diminuait aussi. Le chiffre sur la balance ne décrivait pas l’ensemble du changement.
Au-delà de la balance
Les chercheurs ont comparé les examens de composition corporelle au début et à la semaine 72 chez 160 participants : 124 regroupés sur les différentes doses de tirzépatide et 36 sous placebo. Il s’agissait d’un petit sous-ensemble du grand essai.
Avec le tirzépatide, la masse grasse a diminué de 33,9 % et la masse maigre de 10,9 %. Avec le placebo, les variations correspondantes étaient de 8,2 % et 2,6 %. Chaque pourcentage se rapporte à la quantité initiale du tissu concerné ; ils ne doivent pas être additionnés.
Pourcentage de la quantité initiale de chaque tissu
Graphique original réalisé à partir de l’étude. Les valeurs sont les moyennes de groupe rapportées.
| Groupe ou mesure | Résultat moyen |
|---|---|
| Tirzépatide : masse grasse | −33,9 % |
| Placebo : masse grasse | −8,2 % |
| Tirzépatide : masse maigre | −10,9 % |
| Placebo : masse maigre | −2,6 % |
Pourquoi cette distinction compte
La masse maigre n’est pas une mesure directe du seul muscle. L’analyse n’a pas non plus établi quel régime alimentaire ou programme d’exercice la préservait le mieux. Elle ne comprenait pas de tests directs de performance physique.
La question utile va au-delà de « combien de kilos ? » : comment la composition corporelle et les capacités au quotidien ont-elles changé ?
Sources
Look et ses collègues, Diabetes, Obesity and Metabolism, 2025. Financé par Eli Lilly. Article complet · DOI.