La réponse en bref
Le cagrilintide a entraîné une perte de poids dans cet essai de phase 2. Il imite l’amyline, une hormone intervenant dans la satiété ; ce n’est pas lui-même un agoniste du récepteur du GLP-1.
Qui a participé ?
L’essai a inclus 706 adultes sans diabète, atteints d’obésité ou en surpoids avec hypertension ou anomalies des lipides sanguins. Les chercheurs ont comparé cinq doses hebdomadaires de cagrilintide, le liraglutide à 3 mg par jour et un placebo pendant 26 semaines.
Pourcentage du poids initial ; estimand du produit à l’essai
Graphique original réalisé à partir de l’étude.
| Groupe ou mesure | Résultat |
|---|---|
| Cagrilintide 4,5 mg | 10,8 % |
| Liraglutide 3 mg | 9,0 % |
| Placebo | 3,0 % |
Qu’est-ce qui a changé ?
Dans l’analyse estimant les résultats si les participants suivaient le traitement :
Dans les groupes cagrilintide, la perte de poids moyenne était de 6,0–10,8 % selon la dose.
Sous placebo, la moyenne était de 3,0 %.
Avec le cagrilintide à 4,5 mg, la moyenne était de 10,8 %, contre 9,0 % avec le liraglutide à 3 mg.
L’intervalle entre les groupes de doses ne représente pas l’éventail des réponses individuelles.
Quels étaient les risques et les limites ?
Des événements indésirables digestifs ont touché 41–63 % des participants selon le groupe cagrilintide, contre 32 % sous placebo. Des réactions au site d’injection sont également survenues.
Ce qu’il faut retenir
Ce court essai a contribué à justifier l’étude de traitements du poids fondés sur l’amyline. Les participants et les investigateurs savaient quel traitement actif était utilisé. Il n’a pas testé l’association CagriSema ni établi les résultats à long terme.
Sources
Lau et ses collègues, The Lancet, 2021. Financé par Novo Nordisk.