La réponse en bref
Le tirzépatide a réduit la prise alimentaire lors d’un déjeuner test et amélioré plusieurs questionnaires sur l’appétit. Une courte étude en laboratoire ne peut pas nous dire exactement comment une personne mangera chaque jour.
Qui a été étudié ?
Les chercheurs ont randomisé 114 adultes sans diabète entre le tirzépatide, un placebo et le liraglutide. Le tirzépatide et le placebo étaient administrés en aveugle ; le liraglutide l’était en ouvert.
Le groupe tirzépatide a reçu 5 mg pendant trois semaines, puis 10 mg pendant trois semaines : un schéma d’étude, et non une recommandation de dose initiale.
Un seul repas, et non un déficit calorique quotidien
Différence estimée entre les groupes
−524,6 kcal
Participants randomisés
114 répartis en trois groupes
Graphique original réalisé à partir de l’étude.
| Groupe ou mesure | Résultat |
|---|---|
| Différence estimée entre les groupes | −524,6 kcal |
| Participants randomisés | 114 répartis en trois groupes |
Qu’est-ce qui a changé ?
À la troisième semaine, la variation des calories consommées au déjeuner test était de 524,6 kcal de moins avec le tirzépatide qu’avec le placebo. Il s’agissait d’un seul repas, et non d’un déficit calorique quotidien mesuré.
Les participants ont aussi rapporté moins de faim et moins d’envies alimentaires. Ces comparaisons secondaires n’ont pas été ajustées pour les tests multiples.
Quels étaient les risques et les limites ?
Les symptômes digestifs étaient fréquents. Trois des 37 participants sous tirzépatide ont arrêté en raison d’événements indésirables : nausées, pancréatite et vomissements.
Ce qu’il faut retenir
Les résultats aident à expliquer les changements d’appétit décrits par les personnes. L’essai était petit, court et majoritairement féminin ; il ne peut donc pas prévoir l’expérience à long terme de chacun.
Sources
Martin et ses collègues, Nature Medicine, 2025. Financé par Eli Lilly.