En bref
Dans une étude du sémaglutide, les tissus maigres représentaient une part supérieure du poids corporel alors que leur quantité mesurée diminuait.
Qu’ont mesuré les chercheurs ?
Une sous-étude de SUSTAIN 8 a suivi 178 adultes ayant un diabète de type 2 sous metformine. Ils recevaient du sémaglutide hebdomadaire à 1 mg ou de la canagliflozine quotidienne à 300 mg pendant 52 semaines.
Les tissus maigres comprennent les muscles, mais aussi les organes, le tissu conjonctif et l’eau.
Mesures différentes ; kilogrammes et points de pourcentage ne sont pas la même échelle
Quantité de tissus maigres
A diminué dans les deux groupes
Part de tissus maigres
A augmenté dans les deux groupes
Force
Non mesurée par ces examens d’imagerie
Visuel original fondé sur l’étude.
| Groupe ou mesure | Résultat |
|---|---|
| Quantité de tissus maigres | A diminué dans les deux groupes |
| Part de tissus maigres | A augmenté dans les deux groupes |
| Force | Non mesurée par ces examens d’imagerie |
Quels changements ?
La perte de graisse estimée était de 3,4 kg sous sémaglutide contre 2,6 kg sous canagliflozine. La perte de tissus maigres était de 2,3 kg contre 1,5 kg. Aucune comparaison ne montrait de différence claire entre les traitements.
Pourtant, la part des tissus maigres augmentait de 1,2 contre 1,1 point de pourcentage. Un pourcentage peut augmenter lorsque le total global diminue.
Que peut-on en apprendre ?
Seuls 114 participants avaient des examens de suivi admissibles à l’analyse principale ; les valeurs manquantes ont été estimées. Une analyse utilisant davantage d’examens disponibles donnait des résultats similaires.
Il n’y avait pas de groupe placebo. L’imagerie ne permettait ni d’isoler la perte musculaire ni d’établir les changements de force.
À retenir : vérifier si une allégation sur les « muscles » décrit des kilogrammes, des pourcentages ou la force réelle.
Novo Nordisk a financé l’étude et participé à sa conduite.