La réponse en bref
L’ajout d’apitégromab au tirzépatide a réduit la perte de masse maigre dans un petit essai. Cela n’a pas démontré d’amélioration des capacités physiques.
Comment l’essai a-t-il été mené ?
EMBRAZE a réparti au hasard 102 adultes en surpoids ou atteints d’obésité entre tirzépatide associé à l’apitégromab et tirzépatide associé à un placebo. L’apitégromab, un anticorps ciblant l’activation de la myostatine, était expérimental dans cette étude.
Kilogrammes de masse maigre perdus en moins avec l’apitégromab
Graphique original réalisé à partir de l’étude. Le résultat est une différence estimée, et non une moyenne présentée séparément pour chaque groupe.
| Groupe ou mesure | Résultat |
|---|---|
| Apitégromab contre placebo | 1,9 kg de moins |
Qu’est-ce qui a changé ?
À 24 semaines, le groupe apitégromab avait perdu, selon l’estimation, 1,9 kg de masse maigre de moins, malgré une perte de poids totale similaire. L’intervalle de confiance à 80 % rapporté allait de 1,2 à 2,7 kg ; il est plus étroit que l’intervalle habituel à 95 %.
La masse maigre ne se limite pas aux muscles. Les évaluations exploratoires des capacités physiques n’ont pas montré de différences notables entre les groupes.
Quels sont les risques et les limites ?
Des événements indésirables sont survenus chez 39 des 51 personnes recevant l’apitégromab et chez 36 des 51 personnes recevant le placebo. Chaque groupe a compté un événement grave.
L’analyse principale portait sur les participants ayant terminé le traitement. Les personnes atteintes de diabète étaient exclues, et cet essai court et de petite taille ne permet pas d’établir la sécurité à long terme ni des bénéfices sur la force dans la vie quotidienne.
Sources
Pratley et ses collègues, Nature Medicine, 2026. Avec le soutien de Scholar Rock. Lire l’étude.